13.04.2008

Le bal de l'horreur

101899611.jpgHier soir avec mon chum je suis allé voir « le bal de l’horreur » puis c’était un film bien moyen, il faut dire que la classification 13ans et plus pour un slasher n’aide pas du tout. C’est un film d’horreur et il n’y a rien d’horrifiant si ce n’est le jeu de certains acteurs et les clichés accumulés. Je veux dire, quand on va voir se genre de film on s’attend à avoir peur mais là non, la plus part des meurtres n’ont  rien d’effrayants, il n’y a pas de suspense et c’est pratiquement toujours la même chose qui arrive c'est-à-dire qu’un des jeunes décide de monter à la chambre d’hôtel, il entend des bruits et il se fait tuer.

C’est un remake d’un film déjà moyen mais la bande annonce semblait prometteuse, l’idée de base avait du potentiel même sans faire de quoi d’extraordinaire, prenons un film comme « Souviens toi l’été dernier » il n’a rien de si original, c’est un slasher comme il y en a temps surfant sur la vague du succès de « Scream » mais pourtant c’était assez réussi et divertissant !! Mais ici les invraisemblances s’accumulent, un tueur psychopathe s’échappe de prison et ca prend 3jours pour prévenir la police, pour mettre la victime en sécurité, on la raccompagne chez elle alors que c’est la première place où ira voir le tueur…

Il y a aussi droit à tous les clichés de films d’horreurs :

-          - Je marche dans le noir et oops je me cogne contre une lampe et je hurle  comme si c’était l’affaire la plus épeurant au monde.

-          - Je marche dans le noir (encore) et des pigeons s’envolent autour de moi et je sursaute de peur

-          - Je vais me cacher sous le lit quand le tueur est là

-          - Je reconnais que l’homme que j’ai croisé plus tôt est le tueur qui veut tuer mon amie… là je quitte mon chum musclé pour courir seule comme une épaisse pour aller essayer d’avertir mon amie et finalement me faire tuer

-          - Quand j’entends des bruits dans la maison je passe 3h à demander « Qui est là ? », « Il y a quelqu’un ? », ou « ***** c’est toi? » où ***** est égale a sa liste complète d’amis…

-          - A chaque fois que j’ouvre mon armoire à pharmacie,  quand je la referme il y a quelqu’un dans le miroir juste derrière moi.

- Et j’en passe… je vous laisse en trouver d’autre par vous-même.

De plus j’voulais dire que j’comprends pas l’attitude des jeunes au cinéma, je sais bien que la plus part d’entre eux avaient 13-18ans mais quand même… Quand tu vas au cinéma et que le film commence, tu FERMES TA GUEULE  !!! C’est pas le temps de parler avec tes amis ou de regarder ton cellulaire à toutes les 2min voir si t’as reçu un message texte et puis si tu es une adolescente niaiseuse de 13ans et que t’as peur quand tu vas voir un film « d’horreur » ben vas y juste pas, ca nous évitera de t’entendre crier tout le long comme une conne alors que le film n’a rien d’épeurant… Restes plutôt dans ton sous sol d’Hochelaga à fumer des bats avec tes amis en jouant à guitar hero

05.04.2008

The Breakfast Club

1202414707.jpgCe film réalisé en 1985 par John Hughes raconte l’histoire de 5 adolescents très différents les uns des autres se retrouvant en retenue un samedi matin. Le film met en vedette les principaux membres du Brat Pack dont Emilio Estevez dans le rôle du sportif, Molly Ringwald pour la princesse, l’excellent Judd Nelson, le rebel, Anthony Michael Hall dans le rôle de l’intello et finalement la merveilleuse Ally Sheedy, la rejet de l’école.

Ils devront passer 8h ensemble avec comme consigne d’écrire un texte décrivant qui ils pensent être.  Cette rencontre sera un choc de personnalités, au travers de plusieurs conversations sur les raisons de leur retenue, leur vie familiale, sexuelle…ils se rendront vite compte que malgré qu’ils appartiennent à des cercles sociaux très différents, ils vivent des difficultés semblables.

Ce que j’aime du film, c’est son coté intemporel et universel. Bien qu’il date de 1985, il a très bien vieilli même si bien sur le langage des jeunes a un peu changé, de même que la mode, ou que fumer du pot est rendu plus banal… mais le sujet de base reste très actuel et de nos jours dans chaque école on retrouve toujours ce genre de personnalités avec les mêmes genre de problèmes.

Bien que le film soit quand même très philosophique, il n’en reste pas moins une comédie mais sans tomber dans l’humour absurde comme c’est souvent le cas dans les films d’adolescents. Peu être que plusieurs n’y trouveront pas assez d’action, car en effet, la plus part du film se passe dans la bibliothèque mais pourtant il n’y a aucun temps mort car tout est axé sur les personnages et leur développement pour arriver à une sorte de « transformation » finale et amener le spectateur à se demander qui il est.

Si vous ne l’avez pas encore vous, n’hésitez pas et courrez à votre vidéo, c’est considéré par beaucoup de monde, dont moi-même, comme un des meilleurs films d’adolescents. Une chose est sur, c’est un des plus intelligents.

05.03.2008

Big Trouble in Little China

811737219.jpgPour ce qui est d'aujourd'hui j'avais envie de parler d'un de mes films favoris, le genre que j'ai pu regarder un nombre incalculable de fois quand j'étais jeune et que je revois encore aujourd'hui avec plaisir : Big Trouble in Little China ou Les aventures de Jack Burton en version française. Ce film réalisé par John Carpenter en 1986 met en vedette Kurt Russel (Death Proof, Backdraft...) et Kim Cattrall (Samantha de Sex and the City).

Jack Burton (Kurt Russel) est un routier macho qui s'arrête souvent à San Francisco pour aller voir son ami Wang Chi. Mais quand ils vont chercher la fiancée de ce dernier à l'aéroport, elle se fait kidnapper par une gang de rue chinoise. Jack et Wang se lancent à sa poursuite et ils se retrouveront vite plongés dans les bas fonds de Chinatown et avec l'aide de Gracie Law (Kim Cattrall) ils feront tout pour sauver la fiancée de Wang en empêchant Lo Pan, un sorcier chinois âgé de plus de mille ans de l'épouser pour ensuite la sacrifier à fin de pouvoir redevenir mortel. La tache ne sera pas facile car ils croiseront sur leur passage des gangs de rue chinoises, un trio de sorciers au service de Lo Pan ainsi que d'autre créatures et pièges dans la demeure de ce dernier.

Big Trouble in Little China a été un échec commercial à sa sortie. Carpenter s'était inspiré du cinéma asiatique qu'il aimait beaucoup pour réaliser son film mais le public américain à l'époque n'y était pas habitué. Ainsi, le film devint culte avec les années, et fut un énorme succès en vidéo. J'aime beaucoup le coté Grindhouse série B du film. Par exemple Kurt Russel qui y incarne une sorte d'anti Indiana Jones qui lance des répliques devenus culte à toutes les 2min ou les décors passant d'une ruelle crasseuse de Chinatown a une salle de cérémonie décorée de néons vert et mauve, sans oublier quelques créatures très plastiques et un méchant des plus réussi.

En bref, si vous n'avez pas encore eu la chance de voir ce film j'vous conseil fortement de le louer ou de l'acheter, il est  souvent en bas de 8$ dans n'importe quel magasin et idéal pour une bonne soirée cinéma un samedi soir en amis.

 

 

03.03.2008

Les Goonies

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Qui dit nouveau blog, dit nouveaux articles !! Alors comme j’ai souvent l’habitude de le faire, il sera aujourd’hui question d’un film ayant marqué les années 80 et surtout marqué toute une génération d’enfants et d’adolescents, Les Goonies. Sortie en 1985 et réalisé par Richard Donner, d’après une histoire de Steven Spielberg, le film met en vedette Sean Astin, Josh Brolin et Corey Feldman.

Ce qui fait la force du film est son histoire, le genre que tout enfant à rêvé de vivre un jour ou l’autre. Un groupe d’amis découvre une carte au trésor dans le grenier de Mickey (Astin) et Brand (Brolin), deux frères qui doivent déménager car leur maison va être démolie par des promoteurs. Après cette découverte, ils décident de se lancer dans l’aventure pour essayer de sauver leur maison en trouvant le trésor. Cela sera loin d’être facile car Willie Le Borgne, le pirate a l’origine de cette carte a laissé toute une série de pièges de plus qu’ils seront poursuivis par les Fratelli, une famille de criminels recherchés par la police.

Les Goonies avec son coté Indiana Jones a tous les éléments d’un bon film d’aventure, que ce soit le bateau de pirate, les sous sols peu rassurant du restaurant du phare, les cavernes remplies de pièges, le sympathique Cynoque, les squelettes, des criminels et plus encore. Les décors époustouflants de l’Oregon créaient une ambiance unique au film et la musique omniprésente de Dave Grusin et Cindy Lauper avec le titre « The Goonies 'R' Good Enough » ne font que renforcer ce sentiment.

On n’y prête peu être pas attention à la première écoute mais il est amusant d’y découvrir plusieurs erreurs qui n’ont pas été coupées au montage comme par exemple à la fin du film, les Goonies font référence à une grosse pieuvre mais elle n’a jamais été vu dans le film. C’est donc pour ce genre de raisons que je vous le conseil en dvd car les scènes supprimées y sont.

Alors voilà si vous avez des enfants ou simplement pour vous même, c’est un film que je vous conseil fortement d’écouté lors d’une journée de pluie, il saura plaire à tous, divertissement garantie !!

 

 

02.03.2008

Grindhouse

128571185.jpgIl y a peu de temps, Grindhouse est sorti sur nos écrans et vu la bande annonces et une distribution impressionnante, je n'ai pu m'empêcher d'aller le voir. Le principe du film c'est que ce n'est pas un film, mais deux films, un programme double de films au airs de série B comme il était fréquent d'en voir dans les années 70.

 

Le premier film, Planet Terror de Robert Rodriguez est un pur  délice d'horreur, d'action et d'humour. L'histoire est celle d'une petite ville du Texas où ses habitants se transforment en zombie à la suite d'une expérience militaire ayant mal tournée. Un petit groupe n'ayant pas été affecté essaye de survivre et de prendre la fuite. Le scénario n'a rien de très original mais le film prend tout sons sens dans son esthétique pour le moins trash et son casting de rêve.

Ainsi on a droit à une Rose McGowan qui domine l'écran dans chacune de ses scènes sous les traits d'une danseuse à gogo qui a eu la jambe arrachée et remplacée par une mitraillette, Freddy Rodriguez qui étonne dans son rôle à des années lumière de celui de Six Feet Under, Josh Brolin en docteur psychopathe de service, Michael Biehn en shérif que l'on n'avait pas vu depuis Terminator et Alien, Marley Shelton dans un rôle écrit juste pour elle et sans oublier bien sur Bruce Willis, Stacy Ferguson, Naveen Andrews, Tarantino lui-même et l'excellant Michael Parks qui est cher au deux réalisateurs.

Tout se déroule très vite, et le film réussi vraiment son but de pastiche de films de série B des années 70, du grain sur l'image au contraste élevé en passant par la pellicule qui brûle et des invraisemblances, tout y est. Robert Rodriguez nous fait même l'honneur de signer lui-même la musique du film, comme le faisait John Carpenter dans ses films. D'ailleurs beaucoup le voit comme son successeur, cela reste à voir.

Avant d'entrer dans la salle c'était le film qui m'intéressé le moins, j'y allais plus pour le second et finalement j'ai de loin préféré celui-ci et d'après ce que j'ai pu voir dans la salle, c'était la même chose, le monde applaudissait à là fin.


Pour Death Proof, le film de Tarantino, mes avis sont plus partagés. Avant de l'avoir vu, j'y allais surtout pour voir le retour de Kurt Russel en cascadeur psychopathe et car c'était du Tarantino mais malgré le fait que Russel à un rôle qui lui deviendra aussi culte que l'ai pu être Jack Burton, il reste sous exploité, noyé par des conversations qui n'en finissent pas d'un groupe de filles. On peu résumer le film par une conversation interminable, un accident, une autre conversation interminable et une course poursuite vraiment impressionnante comme je ne me souviens pas en avoir déjà vu et rien que pour ça, le film vaut la peine d'être vu. Zoe Bell qui est cascadeuse de métier mais actrice dans le film, impressionne vraiment elle a un véritable plaisir à faire ses propres cascades.

Ce film n'est pas le meilleur de Tarantino mais pour la poursuite de voiture et la prestation de Kurt Russel qui pourrait bien se retrouver avec une nomination au Golden Globes, il vaut quand même la peine d'être vu.

Je vous conseillerais donc d'aller voir le film sans plus attendre car ils vont bientôt séparer les deux films car le succès espéré au box office est loin d'être au rendez-vous,  mais malgré ses 3h15min, on ne voit pas le temps passé et de plus vous aurez la chance de voir des fausses bandes annonces de films dont l'excellent Machete, un travailleur mexicain qui est aussi un des meilleurs tueurs a gage du monde et qui a soif de vengeance après avoir été laissé pour mort…

 

Edward Scisorhands

1489198904.jpgAvec Noel qui arrive à grand pas et la première neige qui est à la veille de tomber, c'est surement le meilleur moment pour parler d'un autre film de la série « Un classique selon Florian », Edward Scissorhands.

Dans une petite ville américaine, Peg (DianneWiest) représentante en produits de beauté fait sa tournée et en manque de clients, décide d'aller voir au château lugubre à l'air abandonné dominant la ville. C'est à cet endroit qu'elle fera la connaissance d'Edward (Johnny Depp), un homme avec des ciseaux à la place des mains. Touchée par sa solitude et sa gentillesse, de même que très intéressée à essayer de masquer ses nombreuses cicatrices sur son visage avec ses fonds de teint, Peg décide de la ramener chez elle, dans sa banlieue colorée et uniforme. Edward y fera alors la connaissance de Kim (Winona Ryder), la fille de Peg ainsi que les autres habitants du quartier…

Ce film réalisé par Tim Burton en 1990 est plein de poésie et de décors merveilleux. Burton y critique le rejet social, comme il le fera aussi plus tard dans Batman Returns et Big Fish. Cette banlieue aux maisons de couleurs pastels si semblables les unes au autres avec ces pères de famille qui partent travailler de 9h à 5h, et ces femmes au foyer qui passent leur journées à commérer entre elles. C'est donc normal que l'arrivée d'Edward, cet être pur et naïf et physiquement très différent viendra bouleverser leur mode de vie. Au début il leur apparaitra comme une curiosité, une bête de cirque que l'on veut voir, puis avec le temps un inadapté dont on se méfie car il n'est pas comme les autres pour à la fin être perçu comme le pire criminel prêt à être lapidé en pleine rue.

Edward n'est pas méchant, il a été créé par un inventeur qui lui a donné un c--ur et un cerveau, il est juste mort avant d'avoir pu lui donner des mains. Tout ce que veut Edward après ces années de solitude c'est de réussir à s'intégrer, se faire des amis, de plus, il tombe amoureux de Kim, alors il n'hésitera pas a faire quelques délies pour bien paraitre a ses yeux car pour lui il n'a pas trop conscience de se qui est bien ou mal et le tout se terminera mal… Ce qui est un des points fort du film, c'est la performance de Johnny Depp, il offre une prestation digne d'un oscar dans un rôle où il n'a pratiquement rien à dire et a à faire passer toutes les expressions du personnage dans des expressions faciales.

En conclusion, Tim Burton signe ici un chef d'--uvre du 7e art, un conte féérique que l'on peut qualifier de croisement entre un Frankenstein de notre époque et la Belle et la Bête le tout supporté par la musique toujours si unique de Danny Elfman.